L'envie fait mal. Et c’est pourquoi nous le rejetons, nous le nions, nous le déguisons en critique. Mais derrière cette critique se cache un message très clair : je veux faire ce que fait cette personne. Cameron propose de l'utiliser comme boussole.

L'envie fait mal. Et c’est pourquoi nous le rejetons, nous le nions, nous le déguisons en critique. "Votre livre n'est pas très bon non plus." "Ça s'est bien passé pour lui parce qu'il a eu de la chance." Mais derrière cette critique se cache un message très clair : Je veux faire ce que fait cette personne.

L'envie comme carte

Cameron propose quelque chose de contre-intuitif : au lieu de fuir l'envie, utilise-le comme boussole. Si vous êtes envieux de quelqu'un qui écrit, l'artiste qui sommeille en vous veut écrire. Si vous enviez quelqu’un qui peint, il veut peindre. Si vous enviez quelqu'un qui voyage et photographie, il veut sortir avec un appareil photo.

L'envie n'est pas un défaut moral. C'est de l'information. Et lorsque vous arrêtez de le juger et commencez à l’écouter, cela devient l’un des outils les plus utiles du processus.

"L'envie est une carte. Chaque pointe d'envie vous indique ce que vous désirez secrètement pour vous-même."

—Julia Cameron

Exercice : la carte de l'envie

Étape 01

Faites une liste de cinq personnes que vous enviez

Ils n'ont pas besoin d'être célèbres. Il peut s'agir d'amis, de connaissances, de personnes issues des réseaux sociaux. Écrivez exactement ce que vous leur enviez.

Étape 02

Traduire l'envie en désir

À côté de chaque nom, écrivez la phrase « Je veux… » et complétez-la. «J'envie que María publie des articles» → «Je veux publier des articles.»

Étape 03

Cherchez un petit premier pas

Vous n'avez pas besoin de correspondre à cette personne. Vous devez faire un seul pas dans cette direction. Si vous voulez écrire, écrivez un paragraphe. Si vous voulez peindre, achetez un crayon.

"L'envie transformée en action cesse d'être de l'envie. Elle devient une saine ambition."

Quand l'envie se transforme en critique

Si l’on ne transforme pas l’envie en action, elle pourrit et se transforme en cynisme. Le cynisme est l'envie qui a perdu espoir. Le cynique ne croit plus pouvoir faire ce qu’il envie, alors il le détruit avec des mots. Toute critique destructrice est un rêve non poursuivi.

Si vous critiquez beaucoup le travail des autres, demandez-vous : qu'est-ce que je veux faire et que je ne me permets pas de faire ?

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